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27 septembre 2011 - Le Centre de réadaptation post-AVC de la Fondation des maladies du cœur reçoit un financement de plusieurs millions de dollars pour développer davantage la recherche de pointe

Le Centre de réadaptation post-AVC de la Fondation des maladies du cœur reçoit un financement de plusieurs millions de dollars pour développer davantage la recherche de pointe

Repousser les limites de la réadaptation post-AVC 

27 septembre 2011 - Ottawa (Ontario) – La Fondation des maladies du cœur a annoncé aujourd’hui l’attribution d’un financement à hauteur de 10 millions de dollars à son partenaire, le Centre de réadaptation post-AVC de la Fondation des maladies du cœur (le Centre), pour soutenir la recherche en réadaptation post-AVC.

Le Centre de récupération d’AVC redéfinit la recherche, les soins et la récupération d’AVC dans l’ensemble du pays et cet argent permettra de nouvelles découvertes qui aideront les survivants d’AVC à récupérer plus rapidement qu’auparavant, dit David Sculthorpe, chef de la direction de la Fondation des maladies du cœur du Canada. C’est un domaine crucial de la recherche, comme le reconnaissent nos partenaires du Centre :  Baycrest, le Centre des sciences de la santé Sunnybrook, l’Université d’Ottawa, l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa et maintenant, l’Université Memorial de Terre-Neuve.

Les partenaires du Centre se consacrent à l’amélioration des résultats thérapeutiques en réduisant de manière importante l’incidence de l’AVC et en améliorant la réadaptation des survivants, leur qualité de vie ainsi que celle des aidants. Le financement de la Fondation des maladies du cœur et des autres partenaires du Centre soutiendra une recherche cruciale et en accélérera le rythme.

L’investissement de la Fondation continuera de stimuler la recherche que mène le Centre sur de nouveaux domaines de réadaptation post-AVC. Créé en 2002, le Centre de réadaptation post-AVC a lancé un très grand nombre d’initiatives et de partenariats de recherche visant à accélérer et améliorer la réadaptation au terme d’un AVC.

« La recherche sur la réadaptation post-AVC est plus importante que jamais puisque nous savons maintenant que la réadaptation se poursuit indéfiniment et ne se termine pas que quelques semaines après l’accident », dit Dale Corbett, Ph.D., chef de la direction et directeur scientifique du Centre. « Ce constat a des répercussions importantes sur le plan de la rééducation et de la recherche en réadaptation post-AVC. Il ouvre la voie à de nouveaux modes de rééducation et de traitement. Pour les survivants, il signifie qu’il n’est jamais trop tard pour récupérer leurs fonctions. »

Les domaines clés de la recherche au Centre sont notamment les suivants :

  • Exercice, réadaptation post-AVC et santé du cerveau. Des équipes du Centre, en particulier celle que dirige Laura Middleton, Ph.D., et Brad MacIntosh, Ph.D., au Centre des sciences de la santé Sunnybrook, cherchent à comprendre les effets de l’exercice sur la réadaptation. Ces études novatrices pourraient transformer profondément des vies selon M. Corbett.

Les recherches établissent qu’un élément aussi simple que l’exercice régulier peut effectivement accélérer le processus de la réparation cérébrale. « Nous savons tous que l’activité physique est une bonne chose », dit M. Corbett. « Maintenant, nous recueillons des preuves que l’exercice peut aussi accélérer la réadaptation post-AVC. Nos équipes cherchent à déterminer le degré d’intensité et la durée qui produiront les meilleurs résultats. Leurs conclusions auront de nombreuses applications et pourraient se traduire par de nouvelles lignes directrices et par la valorisation de la thérapie par l’exercice après un AVC. Notre recherche peut aussi être immédiatement transposée dans la pratique clinique du fait que les nouveaux régimes d’exercice ne requièrent pas un long processus d’approbation. »

  • Maladie des petits vaisseaux, AVC cachés et fonction cognitive. Dre Black et son équipe à Sunnybrook ainsi que leurs collègues de Baycrest comptent parmi les nombreux chercheurs du Centre qui étudient les AVC silencieux ou cachés, ces mini‑AVC sans symptômes manifestes immédiats.

Ces dernières années, les AVC cachés ont fait l’objet d’une plus grande attention, mais nous commençons seulement à prendre conscience de l’envergure du problème. Les Canadiens et Canadiennes risquent de cinq à six fois plus de faire des AVC silencieux que des AVC massifs constitués. Les effets à long terme des AVC silencieux sont souvent une perte significative des fonctions cognitives pouvant aller jusqu’à la démence.

Selon M. Corbett, l’effet cumulatif des mini-AVC peut être dévastateur. « Les AVC constitués sont la pointe de l’iceberg » dit-il. « L’AVC silencieux est l’immense partie cachée de l’iceberg qu’il nous faut mieux diagnostiquer et comprendre. »

« Une partie du défi à relever, et une première étape importante, consiste à recueillir de meilleures données. Actuellement, au Canada, la collecte des données est insuffisante. J’ai espoir qu’il y aura une meilleure saisie des données et de meilleurs outils cognitifs pour assurer la détection précoce. Une grande partie de notre recherche dans ce domaine vise donc à améliorer la collecte des données et les outils nécessaires pour la détection précoce et les nouvelles thérapies de rééducation cognitive. »

  • Approches régénératives de la réadaptation post-AVC par la neurogenèse et la greffe cellulaire. Des équipes du Centre, dont celle que dirige M. Corbett à l’Université d’Ottawa et à l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, sont à la recherche d’approches favorisant le remplacement des cellules cérébrales, processus connu sous le nom de neurogenèse. L’objectif est d’aider l’autoguérison du cerveau par ses propres processus après un AVC. « Ce domaine de recherche est encore dans ses balbutiements, mais il pourrait jeter les bases des thérapies de l’avenir qui, à terme, vont accélérer de façon marquée la réadaptation post-AVC », dit M. Corbett.

Aux yeux d'un survivant d'un AVC, M. Joe Newtown, et de sa femme et aidant, Shirley, la recherche est d'une importance capitale. Un AVC massif survenu il y a 13 ans a laissé Joe paralysé du côté gauche et incapable d’ingurgiter des aliments solides. Depuis, il a travaillé inlassablement afin de retrouver ses fonctions physiques et cognitives.

Il est aujourd’hui un aquarelliste reconnu. Excellent cuisinier, il voyage et s’entraîne régulièrement, et il continue de retrouver les fonctions que l’AVC lui avait fait perdre. Il a également participé à diverses études. Joe et sa femme sont tous deux d’ardents défenseurs de la recherche. « Nous faisons une belle vie actuellement », dit Shirley, « et c’est en partie grâce à de la recherche sur l’AVC. Comprendre seulement que le cerveau a le potentiel de se réparer lui-même a amélioré notre vie. »

« La recherche nous donne de l’espoir », affirme le survivant.

« Les connaissances acquises par les chercheurs du Centre aideront les survivants de l’AVC à mieux se réadapter », dit David Sculthorpe. « Une réadaptation plus rapide et plus complète signifie des frais de santé moindres et, plus important encore, une meilleure qualité de vie pour toutes les personnes touchées par un AVC. »

L’AVC est la première cause de décès et d’invalidité. Au Canada, il survient environ 50 000 AVC par an, soit un aux dix minutes, et 315 000 Canadiens et Canadiennes subissent les séquelles d’un AVC. Un nombre de gens encore plus grand sont victimes des AVC silencieux, dont les effets cumulatifs sont dévastateurs. Chaque année, près de 14 000 personnes au Canada meurent d’un AVC, mortalité qui touche davantage les femmes que les hommes. Parmi les survivants d’un AVC, plus de la moitié doivent recevoir une assistance continue pour les activités quotidiennes. Le coût de l’AVC pour l’économie canadienne se chiffre à 3,6 milliards de dollars par an en services médicaux, frais hospitaliers, pertes de salaires et de productivité.

Pour en savoir plus sur la recherche en réadaptation post-AVC, visiter (www.centreforstrokerecovery.ca) (en anglais seulement)

Pour en savoir plus sur l’AVC et la prévention de l’AVC, visiter http://www.fmcoeur.com/site/c.kpIQKVOxFoG/b.3669877/k.6E4C/AVC__Questce_quun_AVC.htm.

Le Centre de réadaptation post-AVC de la Fondation des maladies du cœur
Le Centre de réadaptation post-AVC de la Fondation des maladies du cœur est un chef de file de la recherche sur la réadaptation post-AVC et un modèle pour la collectivité internationale. Centre d’excellence multi-sites, il permet à des chercheurs, scientifiques et cliniciens de classe mondiale rattachés à Baycrest, à l’Université Memorial, au Centre des sciences de la santé Sunnybrook, à l’Université d’Ottawa et à l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa de partager leur information, leurs connaissances et leurs idées pour accélérer le rythme des percées scientifiques touchant le traitement de l’AVC et la réadaptation post-AVC. Plus d’une centaine de chercheurs du Centre sont déjà affiliés à d’autres établissements en Amérique du Nord. (www.centreforstrokerecovery.ca) (en anglais seulement)

La Fondation des maladies du cœur du Canada
Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du cœur mène la lutte vers l’élimination des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la réduction de leur impact, en contribuant activement à l’avancement de la recherche et sa mise en application, à la promotion de modes de vie sains, et à la représentation auprès des instances responsables des politiques de santé. (www.fmcoeur.com)

Pour de plus amples renseignements, contacter :

Natasha Hollywood
Centre de réadaptation post-AVC
613-562-5800, poste 8299
csr@rogers.com

Eileen Melnick
Fondation des maladies du cœur du Canada
613-569-4361, poste 318
emelnick@hsf.ca



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