Articles vedettes sur les modes de vie sains

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ARTICLES VEDETTES SUR LES MODES DE VIE SAINS

Prenez contrôle de votre alimentation

Par Sean McNeely
Affichée en août 2012.

Karen Trainoff était dévorée de soucis.

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Le stress vous fait-il courir tout droit vers le frigo? Le fait de « manger ses émotions » vous expose à un double risque : les kilos en trop, bien sûr, mais aussi les maladies du cœur et l’AVC.

Récemment divorcée, travaillant à temps plein et tentant toujours d’apprivoiser sa nouvelle vie de chef de famille monoparentale, elle était épuisée, jusqu’à ce qu’elle découvre la purée de pommes de terre instantanée. Chaque soir, après avoir couché son fils de quatre ans, elle se préparait un grand bol, qu’elle mangeait jusqu’à la dernière bouchée.

Cette collation riche en glucides l’aidait à se détendre et à s’endormir. Avec tous les changements dans sa vie, et la solitude, elle trouvait un certain réconfort dans ce qui est vite devenu un rituel, qu’elle ait faim ou non. En deux ans, elle a pris 32 kilos.

C’était un cas typique de personne qui mange par nervosité plutôt que parce qu’elle a faim. Ce n’est pas un secret que les aliments, en plus d’être nutritifs, nous procurent un certain réconfort. Mais lorsque nous mangeons pour lutter contre la dépression, l’ennui, l’anxiété, la colère, la frustration ou le stress, il en résulte trop souvent une faible estime de soi et un gain de poids non désiré, ce qui nous expose à un risque accru de maladie du cœur et d’AVC.

Karen TrainoffKaren a réussi à se défaire de son habitude par une série de petits gestes, par exemple en remplaçant la purée de pommes de terre par du maïs soufflé non salé sans beurre. Maintenant, plus de douze ans plus tard, elle est chef senior, Partenariat santé à la Fondation des maladies du cœur. Elle est également une diététiste qui utilise son expérience personnelle pour aider ses clients à ne plus « manger leurs émotions ». Voici ses conseils :

  • Déterminez ce qui vous ronge. Rédigez un journal dans lequel vous décrirez dans quelles circonstances vous mangez, le lieu et avec qui vous vous trouvez et ce que vous ressentez. Mme Trainoff a constaté que beaucoup de clients sont surpris de voir certaines tendances apparaître clairement et de comprendre les facteurs déclencheurs de leurs mauvaises habitudes alimentaires.
  • Allez-y une étape à la fois. Lorsque vous connaissez la source de votre habitude, prenez les mesures qui s’imposent pour vous en défaire. Vous pouvez ainsi remplacer la malbouffe par d’autres aliments plus sains; réduire graduellement la taille des portions, par exemple en versant une collation dans un bol plutôt que de la manger directement du sac; changer de décor en mangeant dans une autre pièce, et essayer différents comportements qui pourraient vous distraire de votre envie de manger. Mme Trainoff insiste sur le fait que les solutions dépendent de vos propres facteurs déclencheurs, qui sont différents pour chaque personne.
  • Ne pensez pas à une rupture nette avec le passé du jour au lendemain. Pour ce qui est des comportements que vous souhaitez changer, fixez-vous des petits objectifs que vous êtes en mesure d’atteindre. Cette méthode est la meilleure pour un succès à long terme. Cesser de « manger ses émotions » représente un changement de vos habitudes, ce qui demande du temps et de la détermination.
  • Surveillez ce que vous mettez dans votre panier d’épicerie. Si vous adorez tel ou tel aliment mauvais pour la santé, ne l’achetez tout simplement pas. Vous ne serez pas tenté de manger ce que vous n’avez pas dans votre garde-manger.
  • Parlez à un expert. Un diététiste pourrait vous aider à analyser vos habitudes alimentaires et à trouver des façons de faire des choix santé. Trouvez-en un proche de chez vous sur le site Les diététistes du Canada.
  • Demandez de l’aide si vous en avez besoin. « Manger ses émotions » est parfois le signe d’un problème psychologique ou de santé mentale grave comme la dépression. Si vous estimez que vous n’avez pas la capacité de vous défaire de votre habitude, demandez l’aide d’un professionnel de la santé chevronné, comme un psychologue.


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