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À un battement irrégulier d’un AVC

À un battement irrégulier d’un AVC

Gordon MacKayLorsqu’il montait les escaliers chez lui, Gordon MacKay s’est senti essoufflé et faible, ce qui était inhabituel pour l’homme de 54 ans en pleine santé. Puis alors qu’il enfilait ses bottes pour sortir faire des courses, toutes ses forces l’ont soudainement abandonné à tel point qu’il pouvait à peine s’asseoir. Il sentait son cœur battre hors de contrôle. « Ça faisait vraiment peur », dit Gordon. Son épouse Claudette a contacté les services d’urgence.

Une fois à l’hôpital, les médecins ont diagnostiqué que Gordon souffrait de fibrillation auriculaire, un problème de santé qui implique un rythme cardiaque irrégulier, aussi appelé « arythmie ». La fibrillation auriculaire est le type le plus courant d’arythmie. Il affecte environ 350 000 Canadiens et Canadiennes. Bien qu’on le rencontre rarement chez les 40 ans et moins, son incidence augmente avec l’âge. Environ trois pour cent (3 %) de la population âgée de 45 ans et plus et six pour cent (6 %) des gens de 65 ans et plus souffrent de fibrillation auriculaire.

Lors de la fibrillation auriculaire, les cavités supérieures du cœur, appelées oreillettes, se contractent de façon chaotique et désorganisée. Au lieu de battre normalement, les oreillettes s’agitent. Parce que les oreillettes ne font pas circuler le sang adéquatement, le sang s’accumule et adhère aux rides du cœur. Des caillots peuvent alors se former dans ce sang stagnant, puis se faire expulser vers le cerveau et provoquer un AVC.

On estime que jusqu’à 15 % de tous les AVC sont attribuables à la fibrillation auriculaire. Ce risque augmente avec l’âge, ce qui fait qu’après l’âge de 60 ans, un tiers des 50 000 AVC qui surviennent au pays sont causés par la fibrillation auriculaire.

Gordon a eu de la chance que son problème de santé n’ait pas entraîné un AVC. Un chercheur de la Fondation, le Dr Michael Gollob, dit que c’est en partie parce que Gordon a pu déceler que quelque chose n’allait pas avant que le problème ne s’aggrave. « Certaines personnes atteintes de fibrillation auriculaire ne ressentent aucun symptôme. Parfois leur pouls est irrégulier, mais pas excessivement rapide. Les personnes dont le pouls s’accélère le plus sont plus susceptibles de remarquer les symptômes et demander de l’aide. Mais qu’une personne remarque ou non les symptômes, les risques d’AVC sont toujours présents », dit le Dr Gollob. La bonne nouvelle, c’est qu’une fois le problème diagnostiqué, il existe des traitements qui peuvent aider.

L’essoufflement et la faiblesse que certaines personnes ressentent sont habituellement causés par l’accélération du pouls (aussi appelée tachycardie) qui survient chez certaines personnes atteintes de fibrillation auriculaire, dit le Dr Gollob. « Habituellement, l’accélération du rythme cardiaque est très facile à remarquer. Ça ne ressemble pas à ce qui se produit lorsqu’on consomme trop de café ou pendant les périodes de stress, explique-t-il. « Le pouls s’accélère et les symptômes surviennent au repos, après peu ou pas d’effort. » Cependant, chez certains individus, le rythme cardiaque peut demeurer normal et même, être plus lent que la normale.

Certaines personnes n’éprouvent aucun symptôme, tandis que d’autres peuvent ressentir les symptômes suivants :

  • Pouls irrégulier ou accéléré
  • Palpitations cardiaques ou cognements rapides à la poitrine
  • Inconfort, douleur ou pression à la poitrine;
  • Essoufflement, particulièrement à l’effort ou en cas d’anxiété
  • Fatigue
  • Étourdissements, sueurs et nausées
  • Faiblesses ou pertes de conscience

Une fois le diagnostic de fibrillation auriculaire confirmé, il existe des moyens de contrôler le problème et de réduire les risques d’AVC. Les médicaments sont habituellement la première approche utilisée. Dans le cas de Gordon, un médicament lui a été administré immédiatement à l’hôpital afin de réduire son rythme cardiaque, mais le médicament n’a pas eu l’effet désiré. Alors, les médecins ont effectué une cardioversion électrique, soit un choc électrique destiné à rétablir un rythme cardiaque normal. « Une fois que tout a été terminé, dit Gordon, je me sentais comme un homme neuf et je suis sorti de l’hôpital heureux de revoir le ciel bleu. »

Huit années plus tard, Gordon continue de prendre des médicaments afin de contrôler son rythme cardiaque ainsi qu’un éclaircisseur de sang destiné à prévenir les caillots. « Mon médecin est très conscient que ma mère a subi un AVC et il m’a aidé à contrôler la fibrillation auriculaire entre les visites chez le cardiologue. » Gordon a aussi apporté quelques changements sains à ses habitudes de vie afin de gérer sa fibrillation auriculaire, par exemple promener son chien Maggie à deux longues reprises au cours de la journée. « Je suis très reconnaissant envers notre système de santé. J’apprécie énormément ce que les médecins et les infirmières ont fait pour me sauver la vie. »

Bien que certaines personnes ne remarquent pas leurs symptômes, des visites régulières chez le médecin peuvent aider à identifier le problème et ainsi éviter un AVC, dit le Dr Gollob. « Ce n’est qu’une raison parmi tant d’autres pour lesquelles il est si important de subir des examens régulièrement même si vous vous sentez bien. Chez les personnes qui n’éprouvent aucun symptôme, le médecin peut être en mesure de dépister les arythmies à l’aide d’un stéthoscope et effectuer d’autres tests pour en confirmer la cause et commencer un traitement précoce. »

Renseignez-vous sur la fibrillation auriculaire.

Renseignez-vous sur les signes avant-coureurs d’AVC

Regardez un modèle animé du fonctionnement du cœur.

Affiché le juin 2009



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