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StatistiquesLa Fondation des maladies du cœur joue un rôle de premier plan dans la surveillance et le développement de statistiques pertinentes et à jour sur les maladies du cœur et les accidents vasculaires cérébraux (AVC), ainsi que sur les facteurs de risque qui y sont reliés dans l’ensemble du Canada. Les statistiques mentionnées sur cette page sont les plus récentes disponibles et elles seront mises à jour lors de la publication de nouveaux rapports. Les références au sujet de ces statistiques se retrouvent à la fin du document. Des statistiques sont disponibles sur les sujets suivants. En cliquant le sujet, vous avancerez automatiquement à cette section du document. Maladies du cœur
Déclin des maladies cardiovasculaires Les maladies cardiovasculaires se définissent comme les maladies et les blessures infligées au système cardiovasculaire : le cœur, les vaisseaux sanguins du cœur et le système circulatoire (veines et artères) dans l’ensemble du corps et à l’intérieur du cerveau. L’accident vasculaire cérébral (AVC) est le résultat d’un problème de circulation sanguine à l’intérieur du cerveau. On le considère comme une forme de maladie cardiovasculairee. Au cours des 40 dernières années, les maladies du cœur et les AVC ont régressé constamment. Les taux ont chuté ainsi :
Décès par maladie cardiovasculaire À toutes les sept minutes, une personne succombe à une maladie du cœur ou à un AVC au Canada. Les maladies du cœur et les AVC sont deux des trois principales causes de décès au Canada. Ces statistiques sont basées sur les données de 2008 (les plus récentes disponibles auprès de Statistique Canada). 1 En 2008, les maladies cardiovasculaires étaient responsables de :
En 2008, parmi tous les décès de cause cardiovasculaire :
Pour consulter les tableaux de 2008 mortalité nationale ou par province, visitez le site de Statistique Canada. Coût des maladies cardiovasculaires Les maladies du cœur et les AVC coûtent à l’économie canadienne plus de 20,9 milliards de dollars annuellement en services médicaux, en coûts hospitaliers, en perte de salaire et en perte de productivité.53 Les hôpitaux de soins immédiats canadiens ont traité près de trois millions (2,8 millions) d’hospitalisations en 2004, une légère augmentation par rapport à l’année précédente, mais environ 14 % de moins qu’en 1995.3 En 2005/2006, il y a eu : 2
La principale cause d’hospitalisation au Canada continue d’être les maladies du cœur et les AVC, responsables de 16,9 % de toutes les hospitalisations. (19,8 % de toutes les hospitalisations chez les hommes et 14,0 % chez les femmes).2 Vivre avec une maladie du cœur En 2007, 1,3 million de Canadiens et de Canadiennes (soit 4,8 % des filles et des femmes et 5,3 % des garçons et des hommes âgés de 12 ans et plus) signalent souffrir d’une maladie du cœur.2
On estime à 70 000 le nombre de crises cardiaques à survenir chaque année au Canada. Ça représente une crise cardiaque à toutes les 7 minutes. Plus de 16 000 Canadiens et Canadiennes succombent à chaque année des suites d’une crise cardiaque. La plupart de ces décès surviennent hors du milieu hospitalier. Le nombre d’hospitalisations attribuables aux crises cardiaques a augmenté constamment au cours des dix dernières années (de 1994-1995 à 2003-2004). 3 Jusqu’à 45 000 arrêts cardiaques se produisent chaque année au Canada. Ça représente un arrêt cardiaque à toutes les 12 minutes. Jusqu’à 85 % de tous ces arrêts cardiaques surviennent à la maison ou dans des endroits publics. 5 Moins de cinq (5) pour cent des victimes d’arrêt cardiaque hors du milieu hospitalier y survivent. 6, 7 Les taux d’incidence d’arrêt cardiaque par 100 000 habitants varient de 53 à 59 au Canada. La majorité des arrêts cardiaques surviennent dans des endroits résidentiels et seulement 14,6 à 22 % dans des endroits publics (56 % dans des résidences unifamiliales, 22 % dans des appartements, 6 % dans les centres d’hébergement, 3 % dans des centres commerciaux, 2,7 % sur la route, 2,1 % dans un centre de conditionnement physique et 1,2 % au travail). Chaque délai d’une minute avant la défibrillation fait chuter les taux de survie des victimes d’arrêt cardiaque de sept à dix pour cent. 8 L'utilisation d'un DEA accompagné de RCR avant l'arrivée des services médicaux d'urgence peut faire augmenter les chances de survie jusqu'à 75 pour cent. 9 Neuf personnes sur dix (90 %) au Canada affichent au moins un facteur de risque associé aux maladies cardiovasculaires (tabagisme, alcool, sédentarité, obésité, hypertension artérielle, hypercholestérolémie, diabète). On estime que la fibrillation auriculaire affecte entre un et deux pour cent de la population. La prévalence de la fibrillation auriculaire augmente avec l’âge.48,49 La fibrillation auriculaire est la forme d’arythmie la plus fréquemment traitée par les médecins et représente environ un tiers des hospitalisations attribuables aux troubles du rythme cardiaque.50 Le nombre d’hospitalisations dues à la fibrillation auriculaire a augmenté de 66 pour cent (66 %) au cours des 20 dernières années en raison du vieillissement de la population et de la prévalence grandissante des maladies cardiaques chroniques.51,52 On estime que 350 000 Canadiens et Canadiennes vivent avec la fibrillation auriculaire. Ce nombre n’est qu’une estimation, car aucune donnée sur la prévalence n’est recueillie au Canada. On s’attend à ce que le nombre de cas augmente car la population canadienne est vieillissante et la prévalence de ce problème de santé augmente avec l’âge. Environ trois pour cent (3 %) de la population âgée de 45 ans et plus souffrent de fibrillation auriculaire. Environ six pour cent (6 %) des personnes âgées de 65 ans et plus souffrent de fibrillation auriculaire. Après l’âge de 55 ans, l’incidence de la fibrillation auriculaire double tous les 10 ans. On estime que les personnes aux prises avec la fibrillation auriculaire courent entre trois et cinq fois plus de risques d’AVC ischémique que les autres On estime que jusqu’à 15 pour cent (15 %) de tous les AVC sont provoqués par la fibrillation auriculaire. Après l’âge de 60 ans, un tiers des AVC sont causés par la fibrillation auriculaire. Insuffisance cardiaque congestive L’insuffisance cardiaque est à la hausse, à cause des succès remportés dans le traitement des crises cardiaques et des autres problèmes cardiaques. Alors que les personnes ayant des dommages au cœur vivent plus longtemps, elles deviennent plus exposées à l’insuffisance cardiaque. On estime que 500 000 Canadiens et Canadiennes vivent avec une insuffisance cardiaque.10 Selon la gravité des symptômes, la dysfonction cardiaque, l’âge et d’autres facteurs, l’insuffisance cardiaque peut être associée à un taux de mortalité annuel variant entre 5 % et 50 %. 11 Le taux de mortalité annuel attribuable à l’insuffisance cardiaque est de 10 % par année et le taux de survie sur cinq ans est de 50 %. 12 Entre 40 % et 50 % des personnes atteintes d’insuffisance cardiaque décèdent moins de cinq ans après le diagnostic. 12 Malformations cardiaque congénitales Environ un bébé sur 100 nait avec une forme ou une autre de malformation congénitale, ce qui représente environ un pour cent des naissances. Ces malformations cardiaques vont d’un minuscule orifice qui n’aurait jamais besoin de traitement à une malformation potentiellement mortelle qui fait que le sang manquant d’oxygène et de substances nutritives se trouve pompé vers le reste de l’organisme. Entre le 1er juillet 2008 et le 30 juin 2009, on dénombrait environ 378 000 naissances au Canada.13 Au Canada, environ 100 000 adultes ont subi pendant leur enfance une intervention chirurgicale visant à corriger une malformation cardiaque congénitale. En 2010, des greffes cardiaques ont été effectuées dans cinq provinces : Colombie-Britannique, Alberta, Ontario, Québec et Nouvelle-Écosse. En 2010, 167 greffes cardiaques ont été effectuées au Canada. Ce nombre reflète le nombre de greffes effectuées plutôt que le nombre de bénéficiaires, car certains d’entre eux ont reçu plus d’une greffe.
Le 31 décembre 2010, 135 personnes étaient sur une liste d’attente de greffe cardiaque. 14 En 2001-2002, 36 726 angioplasties coronariennes ont été effectuées au Canada.Accidents vasculaires cérébraux (AVC) Types Environ 80 % des AVC sont ischémiques, c’est-à-dire causés par l’obstruction de la circulation sanguine par un caillot. Environ 20 % des AVC sont hémorragiques, c’est-à-dire causés par un saignement incontrôlé à l’intérieur du cerveau. L’AVC est la troisième plus importante cause de mortalité au Canada. Six pour cent de tous les décès au Canada sont attribuables aux AVC.1 Chaque année, près de 14 000 Canadiens et Canadiennes succombent à la suite d’un AVC.1 Chaque année, plus de femmes que d’hommes meurent d’un AVC.1 Il y a plus de 50 000 AVC au Canada à chaque année. Ça représente un AVC à toutes les 10 minutes. Pour chaque 10 000 enfant canadien âgé de moins de 19 ans, on compte 6,7 AVC. Environ 300 000 Canadiens et Canadiennes vivent avec les séquelles d’un AVC.2 Après l’âge de 55 ans, les risques d’AVC doublent à tous les 10 ans. Un survivant d’AVC a 20 % de risques de subir un nouvel AVC au cours des deux années suivantes. Sur 100 personnes ayant subi un AVC
À chaque minute qui s’écoule avant le traitement d’un AVC, le patient moyen perd 1,9 million de cellules cérébrales, 13,8 millions de synapses et 12 km de fibres axonales.15 À chaque heure écoulée sans traitement, le cerveau perd autant de neurones qu’en 3,6 ans de vieillissement normal.15 Les AVC coûtent à l’économie canadienne environ 3,6 milliards de dollars annuellement en services médicaux, en coûts d’hospitalisation, en perte de salaire et en perte de productivité (statistique de 2000). 2 Les Canadiens et les Canadiennes passent environ trois millions de jours hospitalisés à cause des AVC. Ischémie cérébrale transitoire (ICT) Chaque année, environ 15 000 Canadiens et Canadiennes subissent un ICT. Plusieurs ICT ne sont jamais signalés. 16 Les personnes qui subissent un ICT sont cinq fois plus sujettes à subir un AVC au cours des deux années suivantes que le reste de la population. Plusieurs personnes ayant subi un AVC avaient d’abord subi un ou plusieurs ICT. Selon le Système national de surveillance de diabète (2005), 6,6 pour cent de la population âgée de 20 ans et plus a reçu un diagnostic de diabète. 2 Les chercheurs prévoient une augmentation des diagnostics de diabète à quelque 2,4 millions de cas d’ici l’an 2016.17 L’association canadienne du diabète estime qu’environ 90 % des diabétiques souffrent de diabète de type 2. Le diabète de grossesse survient chez deux à quatre pour cent des femmes enceintes et se résorbe habituellement après l’accouchement. Il peut faire augmenter les risques de diabète chez la mère et chez l’enfant, plus tard dans leur vie. En 2005, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont investi environ 5,6 milliards de dollars contre le diabète dans le système de soins de santé avancés.17 Six pour cent des Canadiennes âgées entre 46 et 64 ans ont reçu un diagnostic de diabète et cette proportion atteint 13 % chez les 65 ans et plus. Une femme atteinte de diabète de type 2 court huit fois plus de risques de maladie du cœur qu’une femme non diabétique. 18 En 2008 : 19
TAUX DE TABAGISME (%) PAR PROVINCE : 2007, 2006, 2005, 2004, 2003
En 1965, au début de la surveillance, on estime que 50 % de la population fumait. Tableau des taux de tabagisme à l’échelle nationale de 1999 à 2008 À partir des tendances observées à ce jour, on prévoit que les taux de tabagisme chez les hommes et chez les femmes continueront à décliner d’ici à 2015. 20
Les adolescents âgés entre 15 et 19 ans qui fument consomment en moyenne 11,7 cigarettes par jour, en baisse par rapport à 13 en 1999. 19 Plus de 90 % des adolescents qui fument aussi peu que trois ou quatre cigarettes par jour peuvent contracter l’habitude de fumer pour toute la vie, ce qui dure en moyenne entre 35 et 40 ans. Les Canadiens et Canadiennes de moins de 19 ans consomment environ 1,7 million de cigarettes par année. Les taux les plus élevés de tabagisme se retrouvent chez les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans, à 27 %, une réduction marquée comparativement à 35 % en 1999.
Parmi les jeunes femmes qui fument :
Décès causés par le tabagisme et la fumée secondaire Le tabagisme contribue à plus de 37 000 décès chaque année au Canada, parmi lesquels quelque 11 000 sont reliés aux maladies du cœur et aux AVC (soit 29 % de tous les décès reliés au tabagisme sont attribuables aux maladies du cœur et aux AVC).21 Près de 6 300 non-fumeurs meurent chaque année à cause de l’exposition à la fumée secondaire. Le tabagisme est responsable de 14,54 % de tous les décès reliés aux maladies du cœur et aux AVC. Si les taux actuels de tabagisme se maintiennent, environ un million de Canadiens et de Canadiennes succomberont au cours des 20 prochaines années en conséquence directe du tabagisme et de la fumée secondaire. 22 Dès qu’une personne cesse de fumer, ses risques de maladie du cœur et d’AVC commencent à diminuer. 23
Plus de 50 % des ex-fumeurs signalent avoir été capables d’arrêter de fumer après une ou deux tentatives sérieuses.24 Le pourcentage de personnes qui ne fument toujours pas un an après avoir cessé varie de cinq pour cent à 18 %. 25 Près de 40 % de la population canadienne adulte affiche un taux de cholestérol élevé. On estime que pas moins de 10 millions d’adultes Canadiens ont un taux de cholestérol plus élevé que les cibles recommandées. * *Des taux sains de cholestérol dépendent de vos risques de souffrir de maladies du cœur ou d’AVC. Votre médecin tiendra compte des facteurs qui font augmenter vos risques de maladies du cœur et d’AVC, comme votre âge, votre sexe, votre pression artérielle et le fait que vous soyez diabétique ou fumeur. Plus vos risques sont élevés et plus vos cibles devraient être basses. Votre médecin déterminera les taux cibles qui vous conviennent. Les Canadiens et Canadiennes de tous âges obtiennent un cinquième de toutes leurs calories d’« autres aliments », soit des aliments et des breuvages qui ne font pas partie des quatre groupes alimentaires. Les collations, ces aliments et ces breuvages consommés entre les repas, procurent plus de calories que le déjeuner et environ autant que le repas du midi. La consommation alimentaire des adultes est liée au revenu familial, mais ce n’est pas le cas chez les enfants.23 Plus du quart des Canadiens et Canadiennes âgés de 31 à 50 ans obtiennent plus de 35 % de leur consommation totale de calories des lipides, le seuil à partir duquel les risques pour la santé augmentent. 26 Plus du tiers des enfants âgés de quatre à neuf ans ne consomment pas les deux portions de produits laitiers par jour recommandées. Avant l’âge de 30 ans, plus des deux tiers des Canadiens et Canadiennes ne consomment pas les quantités minimum recommandées. 26 27 Sept enfants âgés de quatre à huit ans sur 10, et la moitié des adultes, ne consomment pas la quantité minimum recommandée de cinq portions de légumes et fruits par jour. 26 56,2 % des adultes canadiens (âgés de 12 ans et plus) consomment moins de cinq portions de légumes et de fruits par jour. 2 Sodium La plupart des Canadiens et des Canadiennes consomment plus de sodium que nécessaire. Les résultats de l’Enquête sur la santé des collectivités canadiennes – Nutrition indiquent que chez les 19 à 70 ans, 85 % des hommes et 60 % des femmes consomment plus que la limite supérieure recommandée de sodium. 27
Résultats tirés de l’Enquête sur la santé des collectivités canadiennes 2004 – Nutrition indique que la consommation moyenne des Canadiens et des Canadiennes est de 3 092 mg.27
Les résultats de l’ESCC-Nutrition indiquent que : Les aliments transformés sont la principale source de sodium, qui représente 77 % de la consommation quotidienne moyenne de sodium. Un autre 12 % se retrouve naturellement dans les aliments et le sel ajouté à la cuisson (6 %) et à table (5 %) représentent le reste. 27 Selon Statistique Canada, près de 25 % des dépenses alimentaires des ménages canadiens sont déboursées dans les restaurants. Près d’un repas et collation sur 10 provient du restaurant.28 On prévoit que les ventes totales des services alimentaires au Canada en 2009 atteindront 58,4 milliards de dollars. 28 De toutes les sommes consacrées à l’alimentation au Canada, 40 % sont déboursées dans les établissements de services alimentaires.29 On retrouve 62 629 établissements de services alimentaires au Canada.30 Les statistiques démontrent qu’à n’importe quel jour, 30 % des enfants habitant l’Amérique du Nord visitent un établissement de restauration rapide. 31 Près de 60 % des adultes âgés de 18 ans et plus, ou 14,1 millions de Canadiens et Canadiennes, ont un surpoids ou sont obèses. Près du quart des adultes canadiens âgés de 18 ans et plus (23 % ou 5,5 millions) sont obèses et une proportion additionnelle de 36 % ont un surplus de poids. 32 53 % des Canadiennes âgées de 18 ans et plus ont un surplus de poids ou sont obèses. 32 Une plus grande proportion d’adultes sédentaires, surtout chez les femmes, ont un surplus de poids ou sont obèses, comparativement aux adultes physiquement actifs. En 1981, environ 14 % des filles et 18 % des garçons étaient obèses. En 1991, 24 % des filles et 26 % des garçons étaient considérés comme ayant un surplus de poids ou étant obèses. En 1978-1979, trois pour cent des enfants et des jeunes canadiens étaient obèses. En 2004, on estime que huit pour cent, ou 500 000 d’entre eux étaient obèses. En tout, 26 % des enfants canadiens âgés de deux à 17 ans ont un surplus de poids ou sont obèses et ce pourcentage augmente avec l’âge de 21 % chez les deux à cinq ans à 29 % chez les 12 à 17 ans. 33 Les enfants obèses courent des risques accrus de conserver leur surplus de poids ou leur obésité à l’âge adulte. Les enfants que signalent passer plus de temps devant la télé ou à l’ordinateur sont plus susceptibles d’avoir un surplus de poids ou d’être obèses que ceux et celles qui passent moins de temps devant la télé ou à l’ordinateur. En 2005, les problèmes de santé chroniques reliés à l’obésité représentaient 4,3 milliards de dollars en coûts directs (1,8 milliard) et indirects (2,5 milliards), des statistiques qui pourraient sous-estimer le coût total du surpoids au Canada. 34 Décès attribuables à l’obésité Entre 1985 et 2000, 57 000 décès au Canada ont été associés au surplus de poids et à l’obésité. 33 Six millions de Canadiens et de Canadiennes adultes ont une pression artérielle élevée, ce qui représente 19 % de la population adulte.35 Un autre 20 % d’adultes canadiens souffrent de pré-hypertension artérielle. 35 Parmi les Canadiens et Canadiennes qui font de l’hypertension artérielle :35
L’Enquête canadienne sur les mesures de santé (ECMS) indique que 35 :
Les femmes atteintes d’hypertension artérielle courent 3,5 fois plus de risques de souffrir d’une maladie du cœur que les femmes dont la pression artérielle est normale. 36 Près de la moitié (49,5 %) des Canadiens et Canadiennes âgés de 12 ans et plus signalent être sédentaires.2 Parmi les Canadiennes âgées de 12 ans et plus, 52,5 % sont sédentaires.2 Parmi les hommes et garçons canadiens âgés de 12 ans et plus, 46,5 % sont sédentaires.2 Seulement 43 % des personnes âgées de plus de 65 ans sont actifs; c’est le plus faible pourcentage de tous les groupes d’âge. 37 On estime que si vous êtes sédentaire et que vous devenez actif, vous pouvez réduire vos risques de crise cardiaque de 35 % à 55 %. 38 Plus de la moitié des jeunes âgés entre cinq et 17 ans ne sont pas suffisamment actifs pour assurer leur croissance et leur développement optimal. 39 82 % des adolescents canadiens pourraient ne pas être suffisamment actifs pour respecter les lignes directrices internationales de croissance et de développement optimal. 40 Les filles sont significativement moins actives que les garçons, car 64 % des filles et 48 % des garçons sont sédentaires. 40 Seulement 38 % des enfants provenant de familles dont le revenu annuel est inférieur à 25 000 dollars participent à des sports organisés comparativement à 44 % chez les enfants de familles à revenu moyen et 50 % des enfants des familles dont le revenu dépasse les 80 000 dollars par an. 41 À peine 20 % des enfants canadiens reçoivent des cours d’éducation physique quotidiennement à l’école. Quarante-et-un pour cent (41 %) en reçoivent une ou deux fois par semaine et 10 % n’en reçoivent pas du tout. Ces statistiques sont encore pires à l’école secondaire. 42 Les cours d’éducation physique qui durent en moyenne 18 minutes ou plus par jour peuvent faire plus que doubler les chances des enfants ayant un surplus de poids ou obèses de devenir et de demeurer actifs. 43 En 1999, les coûts de santé directs engendrés au Canada par la sédentarité atteignaient 2,1 milliards de dollars, soit environ 21 % des coûts de santé attribuables aux maladies coronariennes, aux AVC, à l’hypertension artérielle, au cancer du colon, au cancer du sein et au diabèt. 17 Près du quart (soit 23 %) des Canadiens et des Canadiennes signalent subir un certain degré de stress.2 Plus du quart (26 %) des Canadiennes âgées de 45 à 64 ans signalent un degré élevé de stress dans leur vie. 44 La recherche démontre une association entre le stress psychosocial et marital et les maladies du cœur chez les femmes.45 Consommation excessive d’alcool 22 % des Canadiennes âgées de 20 à 34 ans boivent cinq consommations d’alcool en une occasion 12 fois ou plus par année. Cette proportion diminue avec l’âge, cependant et chute à 11 % chez les 35 à 44 ans, à huit pour cent chez les 45 à 64 ans et à deux pour cent chez les 65 ans et plus.46 Une consommation excessive d’alcool peut faire augmenter la pression artérielle et faire augmenter les risques d’obésité, de certaines maladies du cœur et d’AVC. Les maladies circulatoires sont la principale cause de décès chez les Premières Nations. Au sein des collectivités des Premières Nations, jusqu’à 46 % des adultes âgés de 18 ans et plus signalent fumer tous les jours.47 Selon l’Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières Nations 47, 79 % des adultes ne sont pas assez actifs, tandis que 49 % des garçons adolescents et 61 % des filles adolescentes ne sont pas suffisamment actifs. L’obésité est plus répandue chez les Autochtones vivant hors réserve (38 %) et sur réserve (35%) qu’au sein de la population en général (23%).47 Plus de 40 % des jeunes des Premières Nations ont un surplus de poids ou sont obèses. Environ 60 % des enfants des Premières Nations ont un surplus de poids ou sont obèses. Huit pour cent des Autochtones dont le poids est acceptable signalent souffrir de maladies cardiovasculaires, comparativement à 16 % chez celles qui ont un surplus de poids et 27 % chez les personnes obèses. Un adulte âgé de 18 ans et plus sur cinq (19,7 %, normalisé en fonction de l’âge) au sein des Premières Nations a reçu un diagnostic de diabète comparativement à un sur 19 (5,2 %) au sein de la population canadienne en général âgée de 20 ans et plus. 47 Les maladies du cœur sont environ quatre fois plus fréquentes chez les adultes des Premières Nations atteints de diabète que chez les non diabétiques (14,9 % contre 3,3 %).47 L’hypertension artérielle est environ quatre fois plus fréquente chez les adultes diabétiques des Premières Nations que chez les non diabétiques (42 % contre 10,3 %).47 L’hypertension artérielle est plus fréquente chez les adultes des Premières Nations qu’au sein de la population canadienne en général (20,4 % contre 16,4 %).471 Statistique Canada. Mortalité : liste sommaire des causes 2008. Octobre 2011. 2 2009 Suivi des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux au Canada. Publié en juin 2009. 3 Institut canadien d’information sur la santé. Tendances des hospitalisations et de la durée moyenne du séjour au Canada, 2003-04 et 2004-05. 30 novembre 2005. 4 Agence canadienne de la santé publique. Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes 2007-08. 5 Vaillancourt, C. et al. Cardiac Arrest care and emergency medical services in Canada. Canadian Journal of Cardiology, Vol 20 No x 2004. 6 Robertson, RM (Editorial). Sudden Death from Cardiac Arrest - Improving the Odds, New England Journal of Medicine. October 26, 2000, 343(17): 1259-60. 7 Culley, L et al. Public Acess Defibrillation in Out-of-Hospital Cardiac Arrest – A Community Based Study. Circulation. Vol: 109, 1859-1863, 2004. 8 Larsen MP et al. Predicting survival from out-of-hospital cardiac arrest: a graphic model. Annals of Emergency Medicine. 1993; 22: 1652-1658. 9 Weisfeldt M, et al. Survival after application of AED’s before arrival of the emergency medical system. Journal of the American College of Cardiology. 2010, 55, 1713-20. 10 Ross H, Howlett J, Arnold JMO, Liu P, O’Neill BJ, Brophy JM et al. Treating the right patient at the right time: Access to heart failure care. Canadian Journal of Cardiology 2006;22(9):749-54. 11 Société canadienne de cardiologie. CCS Consensus Document on congestive heart failure 2006. 12 Société canadienne de cardiologie. CCS Consensus Document on congestive heart failure 2001. 13 Statistique Canada, Tableau CANSIM 051-004. 14 Institut canadien d’information sur la santé, Rapport électronique sur les statistiques relatives aux transplantations, aux listes d'attente et aux donneurs. 15 Saver JL. Time is brain – Quantified. Stroke 2006;37:263-66. 16 Field TS, Green TL, Roy K, Pedersen J, Hill MD. Trends in stroke occurrence in Calgary Can J Neurol Sci 2004;31:387-393. 17 Canadian Diabetes Association. Canadian Diabetes Association 2008 Clinical Practice Guidelines for the Prevention and Management of Diabetes in Canada. Canadian Journal of Diabetes 2008;32(Supplement1):S1-S4. 18 Laakso M et al. Does NIDDM increase the risk for coronary heart disease similarly in both low and high risk population? Diabetologia 1995;39:487-93. 19 Santé Canada. Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada 2006. Ottawa, 2007. 20 Fondation des maladies du cœur du Canada. Faire pencher la balance du progrès : Les maladies du cœur et les accidents vasculaires cérébraux au Canada 2006. 21 Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies. Le coût de l’abus de substances au Canada. Ottawa, 2002. 22Makomaski Illing EM, Kaiserman MG. Mortality attributable to tobacco use in Canada and its regions 1998. Revue canadienne de santé publique 2004;95(1):38-44. 23 Santé Canada, Arrêter, c’est gratifiant. 24 Santé Canada. Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada 2003. 25 Reid R, Coyle D, Papadakis S, Boucher K. Nicotine replacement therapies in smoking cessation: A review of evidence and policy issues. Ottawa, 2001. Conseil canadien pour le contrôle du tabac. 26 Statistique Canada. Le Quotidien – 6 juillet 2006 (Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes 2004). 27 Garriguet D. Sodium consumption at all ages. Health Reports 2007;18(2):47-52. Institute of Medicine of the National Academies. Dietary Reference Intakes (DRI): The essential guide to nutrient requirements. National Academies Press, Washington: DC, 2006. 28 Mattes RD, Donnelly D. Relative contributions of dietary sodium source. Journal of the American College of Nutrition 1991;10(4):383-93. 29 Conseil canadien des aliments et de la nutrition. Nutrition : Évolution et tendances 2006. 30 Association canadienne des restaurateurs et des services alimentaires. 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Vivre avec le cholestérol. 2006. 39 Fondation des maladies du cœur du Canada. Soyez actif pour la vie. 2007. 40 Institut canadien de recherche sur la condition physique et le mode de vie. Surveillance sur l’activité physique 2002. 41 Jeunes en forme Canada, Report Card 2006. 42 Association canadienne pour la santé, l’éducation physique, le loisir et la danse. C’est le temps de bouger!, 2005. 43 Sallis J and MacKenzie T. 1991 in MacKenzie, Feidman, Woods, Romero Dahstrom, Stone et al. 1995. 44 Statistique Canada, Indicateurs de la santé 2005. 45 Orth-Gomer K et al. The Stockholm Female Coronary Risk Study. JAMA 2000;284:2008-14 et abstract) 46 Statistique Canada, Indicateurs de la santé, 2005. 47 Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières Nations 2002-2003. 48 Stewart S, Hart CL, Hole DJ, McMurray JJ. Population prevalence, incidence, and predictors of atrial fibrillation in the Renfrew/Paisley study. 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